Il fallait au moins 50 participants
pour que Lunéville figure parmi les villes classées dans ce palmarès ! Ce sont 65 cyclistes lunévillois qui ont répondu au sondage national organisé par la FUB (Fédération
des Usagers de la Bicyclette) de fin septembre à fin novembre 2017.
Au niveau national, ce sont 113000
cyclistes qui se sont connectés pour parler de leur vécu, ce qui a permis d’évaluer 316
communes. En effet, l’objectif n’était pas de recenser le nombre exact de pistes ou bandes cyclables, mais bien d’évaluer le ressenti de ceux qui se
déplacent à vélo. Pour tout le Grand Est, seules 19 communes ont pu être
analysées statistiquement (dont 6 de moins de 20000 habitants, comme Lunéville, les autres étant Pont-à-Mousson, Laneuveville-devant-Nancy, Saint-Avold, Molsheim, Sélestat,),
d’autres communes n’ayant pu réunir un minimum de 50 répondants. Comment s’est déroulée l’enquête ? Un questionnaire sur internet proposait des phrases aux sondés. Pour
chaque proposition, on pouvait noter son appréciation de 0 (Pas du tout d’accord avec cette proposition)à 6 (Tout à fait d’accord). Quelques questions ouvertes ont permis
par exemple de recenser les points noirs et les commentaires.
Ces points noirs ou zones dangereuses cité(e)s
le plus souvent (voir
illustration) sont d’abord « les rues à double-sens cyclables » (Banaudon
et République) : il s’agit d’un ressenti : toutes les statistiques montrent que moyennant certaines précautions et
attitudes, si la signalisation est adaptée, ce sont les configurations les moins dangereuses. VéloLun’ aura à assurer un rôle
pédagogique : des propositions de « vélo-école » gratuite seront faites, notamment durant la Semaine Européenne du Développement Durable (30 mai au 5 juin) . Autre situation appréhendée comme à risque :
« Comment négocier un rond-point ? » Ce sera un second objectif de ces
circuits pédagogiques proposés, VéloLun’ ayant déjà, lors d’une réunion dense avec les Services Techniques de la Ville, fait des propositions d’amélioration du marquage des
ronds-points, mais également d’autres aménagements.
Parmi les points forts cités pour
Lunéville on trouve
« Les conflits entre piétons et cyclistes sont rares », et « stationner son vélo en gare est facile » ou encore « Les rues en sens uniques sont souvent à double-sens pour les vélos », « Trouver un magasin/atelier de réparation est facile ». A contrario on trouve dans les points faibles
« La difficulté à trouver un stationnement adapté aux vélos » (hormis à la gare)
« Le stationnement ou l’arrêt des véhicules motorisés sur bande cyclable » (rappel : passible d’une verbalisation de
135€ car reconnu comme situation dangereuse) ou « Le manque de communication en faveur des
déplacements à vélo » mais aussi « La Mairie est à l’écoute des besoins des
usagers du vélo ».
Les demandes les plus nombreuses, nommées Préconisations dans les résultats de l’enquête, portent sur « Des stationnements sécurisés et adaptés » (proches des commerces, car les vélos n’ont pas de coffre, et difficile de laisser
longtemps les sacoches sans surveillance !) et « Un réseau cyclable complet et sans
coupure » (demande qu’on retrouve dans la plupart des communes dont les résultats ont été exploités).
L’analyse globale est plutôt mitigée, Lunéville recueillant une note globale « climat » plutôt défavorable de 2,98 sur 6 points, ce qui la classe en 34 ème position des villes de même taille, loin
derrière La Flèche (3,92) ou Sélestat (3,74). Un chantier de concertations, voire d’aménagements pourrait s’ouvrir pour permettre à
Lunéville de se hisser d’ici quelques années sur le podium, signe d’une sécurité améliorée pour les cyclistes, de comportements encore plus apaisés de l’ensemble des usagers, et
donc de déplacements plus agréables, voire écologiques. C’est le souhait de VéloLun’ !